Achalandage
Depuis le début de la décennie, le Québec a
enregistré un accroissement des besoins de déplacements pour des clientèles
particulières.
Ainsi, en transport adapté, on est passé de 100,000
déplacements en 1980, à plus de 2,5 millions en 1990. En transport scolaire, environ 65%
des élèves ont aujourd'hui recours à l'autobus, comparativement à 52% en 1974-1975.
Enfin, la clientèle à mobilité réduite est aussi en hausse en raison, notamment, du
vieillissement de la population.
La région de Sorel-Varennes reflète avec exactitude pour
l'ensemble du Québec. En fait, une majorité croissante d'étudiants, de travailleurs et
de personnes du troisième âge bénéficient du transport intermunicipal afin de
s'assurer une autonomie qui ne pourrait se concrétiser d'aucune autre façon.
Mobilité
Le Conseil intermunicipal de Transport Sorel-
Varennes a compris que la mobilité constitue, pour toute personne, un aspect majeur de
son bien-être.
En effet, une organisation du territoire qui favorise la
circulation de sa population, tout en minimisant les coûts, opte toujours pour un mode de
transport collectif. L'autobus intermunicipal répond donc au besoin de mobilité, car
celle-ci est menacée dès qu'elle ne peut s'exercer autrement que par la voiture
personnelle à cause de l'âge, de la santé ou des revenus. Qui
plus est, le transport en commun constitue un avantage, tant pour la population résidante
que pour les visiteurs de la région Sorel-Varennes. Le transport collectif favorise le
renouvellement des activités intermunicipales, la sécurité, une meilleure qualité de
vie ainsi qu'une urbanisation diversifiée.
Économie
Le Conseil intermunicipal de Transport
Sorel-Varennes préconise l'utilisation de l'autobus, tout simplement parce qu'il
constitue le mode de transport le plus efficace et le plus économique, si l'on tient
compte de l'ensemble des coûts. En effet, le transport en commun se révèle un mode à
« rendement croissant ».
Ainsi une plus grande utilisation de l'autobus accroît les
profits et réduit l'ensemble des coûts pour les passagers. Dès lors, une hausse de la
clientèle permet aussi d'améliorer le service en termes de fréquence et de desserte.
Une plus grande utilisation du transport collectif réduit
également les besoins en nouvelles infrastructures, car elle permet une meilleure
utilisation de l'espace.
Enfin, l'autobus consomme moins d'énergie que l'automobile. Par
comparaison, les véhicules publics représentent moins de 2% de l'énergie consommée
dans les transports au Canada, mais ils conduisent 15% de tous les travailleurs. De plus,
une étude comparative entre les besoins énergitiques des différents moyens de transport
a constaté que les véhicules publics ont, en général, un rendement énergitique
supérieur de 2 à 6 fois celui de l'automobile.
Environnement
Le Conseil intermunicipal de Transport
Sorel-Varennes a pris conscience des rapports convivaux que l'autobus entretient avec
l'environnement. Ses principaux avantages écologiques comprennent la réduction de la
pollution de l'air, la préservation des terrains et un niveau de bruit dans la moyenne
inférieur. Grâce au transport en commun, on assiste également à la décongestion de la
circulation, de façon générale, la qualité de la vie s'en trouve grandement
améliorée.
À l'heure actuelle, les véhicules de transport constituent les
sources les plus importantes de dégagements d'oxyde de carbone, de plomb et
d'hydrocarbure dans l'air.
De société de consommation qu'il était, le Québec se
transforme peu à peu en société de conservation. Sa population tient maintenant compte
des répercussions de ses actions sur la nature, et cette tendance se poursuivra.
Comme la valeur du transport en commun augmente
proportionnellement à l'importance accordée à la protection de l'environnement
l'autobus est en voie de devenir un choix de société.